Éveil au goût dès le plus jeune âge
Meryl CohenPartager
À lire aussi — Jeu du goût enfant 4-8 ans : le guide complet
Un super pouvoir qu’on sous-estime souvent
Avant même de savoir marcher, parler ou tenir une cuillère, les enfants goûtent. Leur sens du goût commence à se développer… bien avant la première bouchée de purée. Dès la grossesse, leur petite langue s’éveille, guidée par les goûts transmis via le liquide amniotique, puis le lait maternel ou infantile. Cette sensibilité précoce est la porte d’entrée vers une exploration gustative bien plus riche qu’on ne l’imagine.
Mais pourquoi est-ce si important de s’en occuper tôt ? Peut-on "éduquer" le goût comme on éduque à la politesse ou à la propreté ? La réponse est oui — à condition de le faire avec bienveillance, curiosité et patience.
Le goût se construit… dès le ventre !
De nombreuses études ont montré que le fœtus perçoit les arômes présents dans le liquide amniotique, notamment ceux des aliments ingérés par la mère (ail, carotte, vanille…). Ces premières expériences sensorielles influencent ses préférences futures.
Une maman qui mange varié pendant la grossesse "prépare" déjà son bébé à une palette de goûts plus large.
Après la naissance, le lait — qu’il soit maternel ou infantile — continue de transmettre des saveurs. Ainsi, un nourrisson allaité par une maman qui mange épicé ou parfumé découvrira des nuances bien avant la diversification alimentaire.
Une fenêtre magique : 6 à 24 mois
La période entre 6 mois et 2 ans est une fenêtre d’or pour l’éveil au goût. C’est le moment où l’enfant est naturellement curieux, prêt à tester, toucher, sentir, goûter. Il ne se méfie pas encore des aliments nouveaux. Proposer une grande diversité de saveurs à cette période, c’est lui donner l’occasion d’en découvrir beaucoup.
Mais attention : cette fenêtre peut se refermer vite si l’expérience gustative est associée à des émotions négatives (pression, disputes, refus répétés…).
Astuce Coquillettes club : Même si votre enfant recrache ou fait une grimace, ce n’est pas un échec ! Il a goûté, il a expérimenté… et c’est déjà une victoire.

Et concrètement, on fait comment ? Les 3 aventures du Coquillettes Club, réunies dans un pack.
Le mystère des goûts, Mission autour du monde et Secousses en cuisine réunis : 3 histoires, 15 enveloppes mystérieuses, environ 1h15 par aventure, à vivre au rythme de votre enfant. 3 diplômes d'aventurier du goût, 3 cadeaux de fin et 3 magazines. Pour 1 à 2 enfants de 4 à 8 ans accompagnés d'un adulte.
Découvrir le pack ExplorateurEt après ? Bonjour la néophobie
Autour de 2-3 ans, beaucoup d’enfants passent par une phase dite de néophobie alimentaire : la peur ou le rejet des aliments nouveaux (même ceux qu’ils aimaient avant !). C’est une étape normale, liée au développement de l’autonomie et à une envie de contrôle.
L’enfant affirme ses préférences, teste les limites… et peut se mettre à refuser tout ce qui n’est pas connu. L’important est alors de continuer à proposer, sans forcer.
Le goût, c’est aussi une histoire de famille
Les enfants apprennent en observant. Voir leurs parents goûter, apprécier, cuisiner, c’est une invitation à participer. L’environnement familial joue un rôle-clé dans la construction du goût :
- Une table conviviale et sans pression
- Des repas variés et équilibrés
- Des occasions de participer à la cuisine
- Des encouragements à explorer sans obligation de manger
Important : On n’"éduque" pas au goût en forçant à finir son assiette. On éveille en laissant l’enfant goûter à son rythme, avec plaisir.
Goûter ne veut pas dire manger
L’une des erreurs les plus fréquentes : vouloir que l’enfant aime tout, tout de suite. Or, goûter, c’est déjà un processus d’apprentissage. Il faut parfois 10, 15 ou même 20 expositions à un aliment pour qu’il soit accepté. Et ces expositions peuvent être sensorielles : regarder, toucher, sentir… pas forcément manger.
Un enfant qui renifle un morceau de fromage sans grimacer a déjà franchi une étape !
Comment accompagner cet éveil au quotidien ?
Voici quelques pistes concrètes à mettre en place sans pression :
- Proposer régulièrement des aliments nouveaux, même en petite quantité
- Créer un rituel de découverte : le dimanche, on teste un fruit ou une épice ensemble
- Mettre à disposition des aliments "à explorer" (avec les doigts !) : une assiette "sensorielle"
- Ne jamais forcer ni punir si l’enfant refuse
- Nommer les goûts, les textures, les sensations : "C’est doux, croustillant, piquant…"
Et si on sortait l’apprentissage de l’assiette ?
Chez Coquillettes club, on est convaincus que le goût ne se construit pas seulement à table. C’est pourquoi nos kits proposent des activités sensorielles, des mini-aventures et des jeux pour découvrir les goûts en dehors des repas, sans pression.
Un exemple ? Mission autour du monde fait voyager votre enfant d'un continent à l'autre à la découverte des épices, puis dans les régions de France avec les aliments qui piquent : ail, oignon, radis, moutarde… Pas besoin de finir son assiette, juste de jouer.
En résumé
✔️ Le goût se développe très tôt, même avant la naissance
✔️ La petite enfance est une belle période pour découvrir une grande diversité de goûts
✔️ Goûter, c’est un apprentissage sensoriel, pas un combat
✔️ Les parents ont un rôle clé… mais pas besoin d’être des pros !
✔️ On peut éveiller le goût en jouant, en sentant, en explorant… et en s’amusant
Et maintenant ?
Envie d’un coup de pouce pour faire découvrir de nouveaux goûts à votre enfant sans stress ?
Testez nos kits d’exploration sensorielle et ludique, pensés pour les petits aventuriers du goût !
Et retrouvez d’autres ressources utiles sur nos pages :